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Guide ISO 27001 · Clause 5

5.3 — Rôles, responsabilités et autorités organisationnels

La sous-clause 5.3 d’ISO 27001:2022 exige que les rôles de sécurité soient attribués et communiqués, avec un responsable nommé pour la conformité du SGSI.

Par Sentrix · Publié le 2026-07-16

Quand quelque chose tourne mal à 2 h du matin, tout le monde sait-il déjà à qui revient la réponse — ou l’organigramme ne répond-il à cette question qu’en théorie ?

En langage clair

La 5.3 exige que la direction attribue et communique clairement qui est responsable de quoi à travers le SGSI, et nomme spécifiquement qui est responsable de s’assurer que le SGSI est conforme à la norme et de rapporter sa performance à la direction.

Pourquoi cette exigence existe

Une responsabilité diffuse n’est aucune responsabilité. Quand « la sécurité est l’affaire de tous » est la seule réponse donnée, en pratique elle devient l’affaire de personne dès que quelque chose de gênant doit être fait. Cette exigence force des noms précis, ou du moins des rôles précis, sur les responsabilités qui comptent le plus — pour que l’imputabilité survive au contact d’un mardi chargé.

Scénario : un incident de sécurité soupçonné survient une fin de semaine. Trois personnes différentes supposent chacune que quelqu’un d’autre gère l’escalade, parce que la responsabilité de réponse aux incidents n’a jamais été attribuée à un rôle précis — elle était supposée appartenir à « l’équipe TI » en général. D’ici lundi, quatre heures se sont écoulées sans réponse formelle, non pas parce que personne ne s’en souciait, mais parce que personne n’était réellement imputable.

Ce que la norme attend

La norme attend que la direction s’assure que les responsabilités et autorités pour les rôles pertinents pour la sécurité de l’information sont attribuées et communiquées au sein de l’organisation. La direction doit spécifiquement attribuer la responsabilité et l’autorité pour s’assurer que le SGSI est conforme aux exigences de la norme, et pour rapporter la performance du SGSI à la direction — avec une note précisant que d’autres responsabilités de rapport au sein de l’organisation peuvent aussi être attribuées.

En pratique

  • Nommer un responsable précis du SGSI, imputable pour la conformité globale — un rôle, pas une équipe diffuse — et s’assurer que cette attribution est documentée et connue.
  • Bâtir une matrice simple des rôles et responsabilités couvrant les fonctions pertinentes pour la sécurité : propriété des risques, exécution des contrôles, réponse aux incidents, indépendance de l’audit interne.
  • Communiquer les attributions activement — un organigramme seul ne suffit pas si les personnes dans les rôles ne savent pas qu’elles les occupent.
  • Revoir les attributions lorsque des personnes changent de rôle ou quittent — une responsabilité rattachée à un nom qui ne travaille plus là est un écart qui attend d’être découvert.

Preuves que l’auditeur demandera

  • Une matrice des rôles et responsabilités ou un organigramme documenté, propre au SGSI.
  • Une personne nommée, imputable pour la conformité du SGSI et pour rapporter la performance à la direction.
  • Une preuve que les attributions sont à jour — ne faisant pas référence à quelqu’un ayant depuis quitté le rôle.

Pièges courants

  • Des responsabilités attribuées à un département (« TI », « sécurité ») plutôt qu’à un rôle ou une personne précise.
  • Une matrice de rôles périmée nommant encore quelqu’un ayant quitté l’organisation il y a des mois.
  • Aucune ligne claire vers la direction pour le rapport de performance du SGSI — les constats remontent mais n’atteignent jamais formellement la direction.

Exigences liées

Sources

Questions fréquentes

Une seule personne peut-elle tenir tous les rôles clés du SGSI dans une petite entreprise ?
Oui, et c’est courant dans les petites organisations — la norme exige que les rôles soient clairement attribués et communiqués, pas que des personnes différentes occupent chacun d’eux, bien que l’indépendance reste importante spécifiquement pour l’audit interne. Ce qui compte est qu’un responsable précis du SGSI, imputable pour la conformité globale, soit nommé, documenté et connu.
Que doit contenir la matrice des rôles et responsabilités ?
Les fonctions pertinentes pour la sécurité : propriété des risques, exécution des contrôles, réponse aux incidents, indépendance de l’audit interne. Elle doit nommer une personne imputable pour la conformité du SGSI et pour rapporter sa performance à la direction, et rester à jour — une responsabilité rattachée à un nom qui ne travaille plus là est un écart qui attend d’être découvert.
Suffit-il d’attribuer la sécurité à « l’équipe TI » ?
Non. Des responsabilités attribuées à un département (« TI », « sécurité ») plutôt qu’à un rôle ou une personne précise sont l’un des pièges les plus fréquents : une responsabilité diffuse n’est aucune responsabilité. Un organigramme seul ne suffit pas non plus si les personnes dans les rôles ne savent pas qu’elles les occupent — les attributions doivent être communiquées activement.

Parlons de votre programme de conformité.

Dernière mise à jour : 2026-09-17